À la barre, H. Nadjé, mécanicien à la société Codival, est le seul des six prévenus à avoir reconnu les faits dans une affaire d’abus de confiance évaluée à 113 millions de FCFA. Les cinq autres accusés, ainsi que le vulcanisateur poursuivi pour complicité, ont tous nié en bloc.
Dans ses déclarations, H. Nadjé a détaillé un procédé de siphonnage du carburant impliquant le garage attitré de l’entreprise, où les véhicules étaient envoyés pour des opérations techniques. « Nous stationnions les voitures et récupérions le carburant dans des bidons de 25 litres, revendus à 10 000 FCFA », a-t-il expliqué, affirmant que « tous étaient informés ».
Selon lui, cette pratique aurait été initiée par d’anciens employés licenciés, avant d’être poursuivie par certains mécaniciens encore en poste. « C’était pour tenir jusqu’à la fin du mois », a-t-il confié.
Des dénégations et un montant contesté chez Codival
Malgré ses aveux, le mécanicien conteste le montant du préjudice mis à sa charge. « Je reconnais les faits, mais pas à hauteur de 113 millions de FCFA », a-t-il soutenu devant le tribunal.
En face, ses coaccusés maintiennent leur innocence. L’un d’eux admet toutefois une vente ponctuelle de 25 litres de résidu de carburant à H. Nadjé, justifiant cet acte par des difficultés de transport.
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L’affaire a été révélée en 2025, après la constatation de pertes répétées de carburant par la direction de Codival. Une enquête menée avec l’appui d’un détective privé a permis de mettre au jour le système présumé de détournement.
