Dans une publication diffusée ce mardi 5 mai 2026 sur sa page Facebook, Steve Beko est revenu sur la question de la fraude aux documents administratifs en Côte d’Ivoire, en évoquant notamment des affaires liées aux passeports, cartes nationales d’identité et certificats officiels. Dans son texte, il cite plusieurs cas rapportés par la presse nationale et internationale, tout en interpellant les autorités sur la sécurité de l’état civil ivoirien.
Des alertes anciennes et des chiffres qui interrogent
Dans son argumentaire, Steve Beko rappelle d’abord une alerte émise par le Qatar en juin 2023, concernant des ressortissants syriens interceptés avec des passeports ivoiriens. Selon les autorités qataries citées, ces individus auraient reconnu leur implication dans un trafic de documents administratifs.
Il évoque également des informations attribuées au magazine Jeune Afrique (édition du 5 octobre 2023), selon lesquelles environ 120 000 passeports seraient concernés par des cas de fraude, un chiffre mis en perspective avec la population de certaines villes ivoiriennes.
Le militant enchaîne avec des références à des affaires plus anciennes, notamment des saisies de cartes nationales d’identité rapportées en 2015 par plusieurs journaux ivoiriens, ainsi que des révélations sur l’existence présumée de réseaux de production de faux documents administratifs. Il cite également des pertes de documents sécurisés dans des services judiciaires en 2023, évoquées par des médias locaux et confirmées à l’époque par des autorités judiciaires.
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Dans ce tableau, Steve Beko affirme que ces éléments traduisent l’existence d’un phénomène récurrent et structuré touchant l’identité administrative en Côte d’Ivoire.
Des interrogations politiques sur la gouvernance de l’état civil
Au-delà des faits rapportés, la publication prend une tournure politique. Steve Beko s’interroge sur la capacité des autorités actuelles à sécuriser durablement l’état civil ivoirien, après plus d’une décennie de gouvernance.
Il pose plusieurs questions, notamment sur la persistance de circuits frauduleux autour de documents sensibles, ou encore sur la difficulté à traiter de manière ouverte la question de l’immigration et de la nationalité en Côte d’Ivoire.
Selon lui, ces dysfonctionnements alimentent un climat de suspicion autour de la gestion de l’identité nationale, avec des implications potentielles à la fois administratives, économiques et électorales.
Dans une note finale, il précise que les noms de certains artistes cités dans son message n’ont aucun lien avec les accusations évoquées, affirmant avoir utilisé des références pour capter l’attention sur un sujet qu’il juge d’intérêt public.

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