Nady Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, s’est rendue le samedi 13 juin dans la soirée auprès des sinistrés de Koumassi-Campement, à Abidjan, quelques jours après les opérations de démolition d’habitations ayant laissé de nombreuses familles dans la précarité.
Arrivée aux environs de 21 heures sur le site d’accueil des personnes affectées, elle a échangé avec les victimes venues témoigner de leurs difficultés quotidiennes depuis la destruction de leurs logements. Plusieurs femmes ont notamment exprimé leurs inquiétudes concernant l’assistance annoncée et leurs conditions de vie actuelles.
Face à ces témoignages, Nady Gbagbo a exhorté les sinistrés à préserver leur dignité et à faire preuve de résilience. « Je suis venue vous voir, échanger avec vous et vous dire que vous n’êtes pas seuls. Quand quelqu’un traverse une épreuve, le soutien moral compte parfois autant que l’aide matérielle », a-t-elle déclaré.
Elle a également indiqué ne pas agir dans une démarche politique : « Je ne suis pas venue faire de la politique. Je suis venue partager votre peine. » À cette occasion, elle a remis une enveloppe de 500 000 francs CFA, présentée comme une contribution symbolique en soutien aux familles touchées.
A Koumassi, tensions autour des démolitions et appel à la mobilisation sociale
Les démolitions intervenues le 3 juin ont été menées par des bulldozers déployés sous l’initiative d’Alloui Jacques, ancien troisième adjoint au maire de Koumassi. Celui-ci avait évoqué une décision de justice pour justifier l’opération, mais le procureur de la République a indiqué, dans un communiqué, qu’aucun texte judiciaire n’autorisait de telles destructions dans cette zone.
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Sur place, le chef du quartier Koumassi-Campement, Api Aka, a salué la visite de Nady Gbagbo, qu’il considère comme un soutien moral important pour les populations touchées. Il a par ailleurs rappelé les lourdes conséquences des démolitions, notamment la perte de biens, de documents administratifs et de moyens de subsistance.
« Nous traversons une situation difficile. Beaucoup de familles ont tout perdu et cherchent encore à se reconstruire », a-t-il déploré, appelant à une mobilisation des acteurs politiques et sociaux pour venir en aide aux sinistrés.
Depuis ces opérations, plusieurs familles vivent toujours dans des conditions précaires, en attendant les conclusions des enquêtes en cours et des solutions durables de relogement et de reconstruction.
