La Côte d’Ivoire enregistre des avancées majeures dans la lutte contre le paludisme. Le nombre de décès liés à cette maladie est passé de 1 534 en 2022 à seulement 127 en 2025, a révélé le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, samedi 25 avril 2026 à Anyama-Adjamé, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.
Placée sous le thème « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant », cette célébration a permis au gouvernement de réaffirmer son ambition d’atteindre le cap du « zéro paludisme » à l’horizon 2030. Pour Pierre Dimba, la riposte nationale entre désormais dans une phase décisive : il ne s’agit plus seulement de contenir la maladie, mais bien de l’éliminer.
Cette amélioration notable repose sur plusieurs interventions combinées déployées ces dernières années. Parmi elles figurent la chimioprévention saisonnière administrée chaque année à plus de trois millions d’enfants, le traitement préventif chez les nourrissons, l’introduction du vaccin antipaludique en 2025 ainsi que le renforcement de la prise en charge dans les centres de santé.
Autre indicateur encourageant : le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées est passé de 68 % en 2021 à 81 % en 2025, traduisant une meilleure adhésion des populations aux mesures de prévention.
La mobilisation communautaire, clé de l’objectif « zéro paludisme »
Malgré ces résultats encourageants, les autorités sanitaires estiment que la bataille est loin d’être gagnée. Le paludisme continue de représenter près d’un tiers des consultations médicales en Côte d’Ivoire et demeure la première cause de morbidité chez les enfants, avec une incidence évaluée à 231 cas pour 1 000 habitants en 2025.
Face à cette persistance, Pierre Dimba a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Il a exhorté les populations à adopter des gestes simples mais efficaces, notamment l’assainissement de l’environnement immédiat, la suppression des eaux stagnantes et la participation active aux campagnes de sensibilisation.
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Le représentant résident de l’OMS en Côte d’Ivoire, Lucien Manga, a salué pour sa part les progrès accomplis par le pays, en particulier dans le financement de la lutte et la disponibilité de données stratégiques.
Si les indicateurs sont au vert, les autorités savent que l’élimination durable du paludisme passera avant tout par une vigilance constante et un engagement communautaire de tous les instants.
