La Côte d’Ivoire affirme avoir réussi à contenir la menace djihadiste sur son territoire, sans pour autant baisser la garde. En marge du Salon international de la défense Eurosatory 2026 organisé en France, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a insisté sur la nécessité d’une réponse collective face au terrorisme, qu’il considère comme un phénomène impossible à vaincre par un seul État.
Selon lui, seule une coopération régionale renforcée et une mutualisation des moyens militaires peuvent permettre de contenir durablement cette menace. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire reste vigilante, même si aucune attaque terroriste majeure n’a été enregistrée sur son sol depuis 2021, et qu’aucune base terroriste n’y est actuellement identifiée.
Lutte contre le terrorisme : une coopération régionale entravée par les tensions diplomatiques
La stratégie ivoirienne repose également sur la relance de la coopération sécuritaire avec ses voisins, notamment Mali et Burkina Faso, deux pays directement exposés à l’expansion des groupes armés. Cependant, les relations entre Abidjan et ces États se sont dégradées depuis les changements politiques intervenus dans la région, limitant la coordination militaire transfrontalière.
Lire aussi : Mondial 2026 : une fusillade près du camp des Éléphants à Wilmington, la FIF rassure
Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire continue de tendre la main afin de rétablir une synergie d’action, estimant que les divisions actuelles profitent aux groupes terroristes. Cette approche s’inscrit aussi dans une vision plus large de prévention, où le développement socioéconomique des zones vulnérables est considéré comme un levier essentiel pour réduire le recrutement des jeunes par les organisations extrémistes.
L’ensemble de cette dynamique régionale implique également l’Alliance des États du Sahel, au cœur des enjeux sécuritaires actuels en Afrique de l’Ouest.
