Dès l’ouverture de la séance, l’annonce d’un ordre du jour inattendu a déclenché de vives protestations à Mogadiscio. Des bousculades et altercations physiques ont éclaté dans l’hémicycle, rendant impossible la poursuite des débats. Face à la tension, le président du Parlement a suspendu la session et évoqué d’éventuelles sanctions disciplinaires. Aucune date n’a été fixée pour la reprise des discussions.
Amendements contestés et désaccords régionaux à Mogadiscio
Au centre de la controverse se trouve un projet d’amendement visant plusieurs chapitres de la Constitution provisoire. L’opposition estime que ces changements pourraient prolonger le mandat du Parlement et celui du président de la République. Les partisans de la réforme affirment au contraire agir dans le cadre légal et expliquent que les amendements visent à instaurer le suffrage universel direct et à renforcer le pouvoir de l’exécutif central.
Ces mesures accentuent les tensions dans un pays où l’équilibre entre le pouvoir fédéral et les États régionaux reste fragile. Les violences rappellent la crise politique de 2021, lorsque des tentatives similaires avaient entraîné des affrontements armés dans la capitale. Certains responsables régionaux, notamment au Puntland et au Jubaland, dénoncent un manque de consensus et une centralisation excessive.
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La suspension de la session illustre les difficultés persistantes de la Somalie à stabiliser ses institutions et à mener à bien une réforme constitutionnelle jugée cruciale pour l’avenir du pays.
