L’obligation d’obtenir une licence de promoteur de spectacles continue de faire réagir en Côte d’Ivoire. Si certains professionnels dénoncent une nouvelle contrainte administrative, l’artiste Noël Dourey affiche une position totalement différente. Il considère cette mesure comme un levier essentiel pour mieux organiser le secteur du spectacle vivant.
Noël Dourey : une licence présentée comme une protection pour les promoteurs ivoiriens
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Noël Dourey appelle les professionnels de la culture à accueillir cette réforme avec un regard positif. Selon lui, cette licence répond à une demande ancienne des acteurs du secteur.
L’artiste estime que cette disposition permettra de mieux protéger les promoteurs locaux. Il affirme qu’elle limitera les initiatives d’organisateurs étrangers qui montent des événements en Côte d’Ivoire sans réelle collaboration avec des professionnels ivoiriens.
« C’est pour protéger donc les promoteurs de spectacle qu’on leur demande d’avoir une licence. C’est important. Si on veut crédibiliser le secteur, celui qui vient de l’extérieur, il ne pourra plus organiser les spectacles à sa guise, s’il n’a pas un Ivoirien qui a sa licence et qui est reconnu comme tel dans le secteur », explique Noël Dourey.
Une réponse aux organisateurs étrangers de passage
Noël Dourey évoque notamment les périodes de fin d’année, durant lesquelles plusieurs promoteurs venus de l’étranger organisent des spectacles très fréquentés avant de quitter le pays.
Selon lui, la nouvelle réglementation favorisera désormais l’implication de promoteurs ivoiriens officiellement reconnus. Cette évolution devrait permettre aux professionnels locaux de jouer un rôle central dans l’organisation des grands événements culturels.
Une réforme pour structurer le métier de promoteur de spectacles
Au-delà de la question de la concurrence, l’artiste insiste sur la nécessité de professionnaliser le secteur. Il rappelle que l’obtention de la licence repose sur plusieurs exigences administratives et professionnelles.
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Parmi les critères évoqués figurent la création d’une entreprise déclarée, la régularité fiscale, la possession d’un bureau, l’emploi de personnel et le respect des obligations fixées par les autorités. Pour Noël Dourey, ces conditions contribueront à renforcer la crédibilité des promoteurs et de l’ensemble de la filière du spectacle vivant.
En défendant cette réforme, l’artiste estime que la licence de promoteur de spectacles représente une étape importante pour mieux encadrer les activités culturelles en Côte d’Ivoire. À ses yeux, cette professionnalisation profitera aussi bien aux acteurs locaux qu’au développement durable de l’industrie du spectacle.
