Le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine (UA), s’est rendu lundi 20 avril à Ouagadougou où il a été reçu au palais de Koulouba par le capitaine Ibrahim Traoré. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission spéciale mandatée par l’organisation continentale afin de relancer le dialogue entre la Confédération des États du Sahel (AES) et l’UA.
Au cœur des discussions : la lutte contre le terrorisme dans la région sahélienne et la normalisation des relations entre les États membres de l’AES et l’institution panafricaine.
A Ouagadougou, vers un rapprochement progressif
À l’issue de l’audience, Évariste Ndayishimiye a salué les avancées observées sur le terrain, évoquant un Burkina Faso « stable » et un peuple mobilisé derrière ses autorités. Il a également transmis les félicitations de l’UA au capitaine Traoré, mettant en avant son engagement en faveur de la paix et de la stabilité.
Le chef de l’UA a insisté sur le rôle de passerelle que doit jouer l’organisation, appelant à renforcer les liens entre les institutions burkinabè et celles du continent. Il a annoncé la rédaction prochaine d’un rapport destiné aux chefs d’État africains, dans l’espoir de consolider les relations et de favoriser une coopération renforcée.
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Créée en 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger après leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’AES entretient des relations encore fragiles avec les institutions africaines. La visite de Ndayishimiye constitue ainsi la première initiative officielle de haut niveau entre l’UA et la confédération depuis cette rupture.

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