Annoncé le vendredi 6 février par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Koné Nabagné Bruno, ce nouveau tarif affiche une baisse de 25 FCFA comparativement à la campagne précédente. Une décision jugée difficile à accepter par les planteurs, déjà confrontés à la hausse des coûts d’entretien des vergers et à l’augmentation du coût de la vie.
Des attentes non satisfaites chez les producteurs
Interrogés par l’AIP, des producteurs de Niakara, Tortiya, Tafiré, Niédiékaha, Badikaha et des villages voisins ont exprimé leur déception. Certains estiment que le prix fixé ne tient pas compte des réalités économiques locales ni des efforts fournis pour la production.
Plusieurs planteurs évoquent également le décalage entre leurs attentes et la décision des autorités, dans un contexte où l’anacarde représente la principale source de revenus pour de nombreux ménages ruraux. Selon eux, ce niveau de prix pourrait limiter leur capacité à assurer des dépenses essentielles, notamment la scolarisation des enfants et l’accès aux soins de santé.
Le gouvernement évoque le contexte du marché international
Pour sa part, le ministre Koné Nabagné Bruno a indiqué que la fixation du prix repose sur plusieurs facteurs, dont le contexte économique international, l’évolution du marché mondial, les résultats des campagnes précédentes et la volonté d’assurer aux producteurs le meilleur niveau de rémunération possible.
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Le ministre s’exprimait à l’occasion de la deuxième édition des Journées nationales du producteur du coton et de l’anacarde (JNPCA), organisée les 6 et 7 février à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro.
