Cette visite fait suite à la multiplication des occupations anarchiques et des travaux non autorisés. Des terres et gravats sont déversés dans la lagune pour gagner du terrain sur l’eau, en violation de la réglementation, malgré la suspension officielle du remblayage décidée par l’État en 2023. Le constat est inquiétant : diminution progressive des plans d’eau, dégradation des écosystèmes et augmentation des risques d’inondation liés à l’obstruction des voies naturelles d’écoulement. Ces pratiques compromettent également la navigation lagunaire.
Au cours de l’inspection, le ministre et son équipe ont échangé avec les chefferies villageoises de M’Pouto et d’Abatta pour sensibiliser les populations locales aux dangers du remblayage illégal et rappeler le cadre légal en vigueur.
Rappel à l’ordre face au remblayage et renforcement de la surveillance
« Le domaine lagunaire est un patrimoine national. Il ne peut être occupé ni modifié en dehors du cadre légal », a rappelé Amadou Koné aux chefs traditionnels. Il a insisté sur le fait que le remblayage constitue une infraction grave et que le décret de 2019 fixe strictement les conditions de toute opération, excluant toute exploitation à but lucratif.
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Le gouvernement prévoit de renforcer la surveillance du plan d’eau lagunaire et invite les autorités locales à signaler toute activité suspecte. Les chefs traditionnels se sont engagés à veiller au respect de la loi et à soutenir l’État dans sa politique d’aménagement, tout en respectant les règles d’urbanisme. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique nationale de préservation du domaine public maritime et lagunaire, de plus en plus menacé par des activités illicites.
