Depuis plusieurs semaines, le village de Sankadiokro, situé à environ 12 km d’Abengourou sur l’axe Abengourou–Agnibilékrou, est confronté à une présence croissante d’orpailleurs clandestins. Selon plusieurs habitants, cette situation s’est intensifiée récemment, entraînant des inquiétudes grandissantes au sein de la population.
Des témoignages locaux font état de dégradations de maisons et d’une insécurité de plus en plus perceptible. Dans le village, certains estiment que la situation évolue sans réaction forte des autorités locales et des responsables communautaires, ce qui accentue le sentiment de vulnérabilité.
Accusations, transactions foncières et appel à une réaction urgente
D’après plusieurs informations recueillies sur place, certains habitants auraient cédé des terres, voire des habitations, à des orpailleurs en échange de rémunérations quotidiennes. Cette pratique aurait favorisé l’installation progressive de nouveaux groupes et l’acheminement récent de matériel d’exploitation dans la localité, notamment dans la soirée du vendredi 27 mars 2026.
Sur les réseaux sociaux locaux, notamment dans le groupe « Sankadiokro Connexion », des accusations circulent concernant une possible complicité de certaines autorités traditionnelles et acteurs du village. Ces allégations, non confirmées, alimentent néanmoins les tensions et les débats au sein de la communauté.
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Face à cette situation, des habitants appellent la chefferie, les cadres du village et les autorités compétentes à agir rapidement pour identifier les responsables des cessions de terres et mettre fin à l’expansion de l’orpaillage clandestin. La population souligne également les risques associés à cette activité, notamment l’insécurité, les trafics, la hausse du coût de la vie et la dégradation durable des sols.

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