Une élection aux conséquences dramatiques
L’élection présidentielle de 2010 a plongé la Côte d’Ivoire dans une grave crise politique et sécuritaire, faisant plus de 3 000 morts. À l’issue du scrutin, deux camps se sont proclamés vainqueurs : Laurent Gbagbo d’un côté et Alassane Ouattara de l’autre, entraînant une impasse institutionnelle sans précédent.
Simone Gbagbo affirme la victoire de Laurent Gbagbo
Sans détour, Simone Gbagbo a réaffirmé sa conviction quant à l’issue du scrutin. Selon elle, Laurent Gbagbo est le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.
« Je suis absolument certaine que le président Laurent Gbagbo a gagné les élections de 2010. J’en suis absolument certaine », a-t-elle déclaré avec calme et assurance.

Une proclamation des résultats jugée irrégulière
Pour la présidente du MGC, la proclamation de la victoire d’Alassane Ouattara ne respectait ni les règles nationales ni les standards internationaux.
« La proclamation de la victoire de M. Ouattara ne répondait à aucune norme, ni à aucune règle. Cela ne respectait ni les lois de la République de Côte d’Ivoire, ni même celles de l’ONU », a-t-elle soutenu.
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La question du recomptage des voix
Simone Gbagbo a également remis en cause les conditions de proclamation des résultats, dénonçant le fait qu’elle ait eu lieu dans le quartier général de l’un des candidats.
« Comment peut-on organiser une élection et proclamer les résultats dans le QG d’un candidat ? », s’est-elle interrogée, rappelant que Laurent Gbagbo avait alors proposé un recomptage des voix.
« Pourquoi la communauté internationale a-t-elle refusé cette solution ? Pourquoi ? », a-t-elle insisté.
