L’ouverture de la première session criminelle du tribunal de première instance de Tabou a été marquée par deux affaires d’agressions sexuelles visant des mineures. Les deux prévenus ont reconnu les faits devant la justice avant d’être condamnés à des peines de prison ferme.
Le tribunal de Tabou prononce deux lourdes peines
Le mardi 28 juillet 2026, les juges ont examiné les dossiers de B.P.H. et de V.T.O. Après l’exposé des faits par le procureur de la République, Lorougnon Jean-Claude, les deux accusés ont plaidé coupables et demandé la clémence de la juridiction.
À l’issue des réquisitions du ministère public et de la plaidoirie de la défense assurée par Me Kouyaté Lamine, le président du tribunal, Nando N’Gotta Eric, a rendu son verdict.
B.P.H. a écopé de sept ans d’emprisonnement pour tentative de viol sur une mineure. Cette sanction couvre la période qu’il avait déjà passée en détention provisoire à la prison de Tabou.
De son côté, V.T.O. a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 100 000 FCFA. Poursuivi au départ pour tentative de viol avec violence sur une adolescente de 15 ans, il a finalement été reconnu coupable d’attentat à la pudeur après la requalification des faits.
Les faits révélés au cours des audiences
Au cours des débats, B.P.H. a reconnu s’être introduit de nuit chez la victime dans le but de l’agresser sexuellement. Son acte n’a pas abouti, la jeune fille s’étant réveillée avant de prévenir ses sœurs. Interpellé le jour même, il avait été placé en détention avant son jugement.
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Concernant V.T.O., employé comme saigneur d’hévéa à Kako 3, une division de la Société de caoutchouc de Grand-Béréby (SOGB), il a expliqué avoir abordé la victime après plusieurs refus de ses avances. Selon les faits retenus, il l’a conduite de force dans une plantation d’hévéas. La jeune fille est toutefois parvenue à s’enfuir lorsqu’il s’est éloigné, avant d’alerter sa famille. Cette dénonciation a déclenché la procédure judiciaire.
Une première session criminelle de 23 dossiers
Le tribunal de première instance de Tabou, créé par décret le 30 juillet 2025 après le changement de statut de l’ancienne section de tribunal, tient sa première session criminelle.
Cette session rassemble 23 dossiers et doit se poursuivre jusqu’au 20 août. Les premières décisions rendues illustrent le démarrage effectif de cette nouvelle juridiction dans le traitement des affaires criminelles.
