Le Conseil d’Administration et le Conseil Exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ont exprimé leur étonnement et leur indignation après l’intervention du doyen Lucien Houédanou, Vice-président de la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP), sur les antennes de La Radio de la Paix, où il a appelé à une mise sous tutelle de l’organisation.
Une déclaration jugée “méprisante” et infondée
Dans leur déclaration, les dirigeants de l’UNJCI dénoncent la désinvolture et les propos contestables de M. Houédanou, rappelant que le Congrès extraordinaire du 25 février 2026 a prorogé le mandat des instances dirigeantes malgré des conditions difficiles. Le Conseil souligne qu’une médiation est en cours, menée par le Conseil des Sages et les Past-Présidents de l’organisation, afin de résoudre la crise interne.
“Une telle déclaration est non seulement grave, mais aussi profondément méprisante pour une organisation professionnelle qui a toujours su préserver son unité et son indépendance”, insistent les responsables.
Lire aussi : Annulation de la CIJP de Franck ETTIEN : une décision contestée
Défense de l’indépendance face aux pressions externes
Les responsables de l’UNJCI dénoncent également l’annulation de la CIJP de M. Franck Ettien, 3ᵉ Vice-président du Conseil Exécutif, qu’ils jugent arbitraire et contraire aux règles en vigueur. Selon eux, l’appel à la mise sous tutelle pourrait s’inscrire dans une stratégie de déstabilisation de l’organisation.
Ils réaffirment avec fermeté que l’UNJCI restera indépendante et que “aucune manœuvre administrative ou campagne de déstabilisation ne viendra à bout de la détermination des journalistes ivoiriens à défendre leur autonomie et leurs institutions professionnelles.”
