La controverse autour des fonds destinés aux collectivités territoriales reprend de plus belle en Côte d’Ivoire. Dans une publication sur sa page Facebook en date du vendredi 27 mars 2026, le député et journaliste Assalé Tiémoko remet en question un communiqué officiel évoquant un montant de 23 milliards de FCFA, alors que lui-même affirme que les ressources non reversées atteindraient plutôt 50 milliards de FCFA pour les exercices 2024 et 2025.
Tout en annonçant une réponse plus détaillée à venir, l’élu souligne déjà ce qu’il considère comme une incohérence majeure dans le document officiel. Selon lui, la question du reversement des fonds aux collectivités territoriales ne peut être abordée sans l’implication directe du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, institution de tutelle de ces entités locales.
Une procédure encadrée par deux ministères
Dans son argumentaire, Assalé Tiémoko rappelle que le mécanisme de redistribution des quotes-parts d’impôts est strictement encadré. Chaque année, explique-t-il, ces reversements font l’objet d’un arrêté interministériel signé conjointement par le ministère du Budget et celui de l’Intérieur.
Une fois cet arrêté pris, le ministère de l’Intérieur informe les collectivités territoriales concernées et assure un suivi rigoureux des montants effectivement versés. Ce dispositif, déjà appliqué en 2024 et 2025, constitue selon lui une garantie de traçabilité des fonds publics.
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Une faille pointée dans le communiqué officiel concernant les milliards
C’est précisément sur ce point qu’Assalé Tiémoko fonde sa critique. Pour lui, toute contestation des montants avancés — notamment le chiffre de 50 milliards de FCFA qu’il évoque — ne saurait être jugée crédible sans l’implication explicite du ministère de l’Intérieur dans le communiqué incriminé.
« Un démenti ne peut être valable si l’institution chargée du suivi et de la supervision des collectivités n’en est pas cosignataire », soutient-il en substance. Cette absence constitue, selon le député, « la véritable faille » du document.
En attendant sa prise de parole détaillée annoncée pour ce samedi 28 mars 2026, cette sortie publique relance le débat sur la transparence et la gestion des finances publiques locales, un sujet sensible dans le paysage politique ivoirien.

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