Dans la nuit du 15 au 16 septembre, aux environs de minuit, une patrouille du commissariat du 15ᵉ arrondissement d’Abobo effectuait une ronde dans sa zone de compétence. À hauteur de la pharmacie Saint-François Xavier, alors que leur véhicule était arrêté à un feu rouge, les policiers ont constaté qu’un VTC de type Yango, rouge, immatriculé AA-297-HS, venait de franchir le feu tricolore à vive allure, sans respecter l’arrêt obligatoire.

Contrôle et irrégularités
Le véhicule a rapidement été rattrapé et son conducteur identifié comme G. F. A., 26 ans. Lors du contrôle, le jeune homme a reconnu ne pas être en possession de son permis de conduire, expliquant qu’il avait déjà été retiré pour une précédente infraction (usage du téléphone au volant).
La vérification des papiers a révélé plusieurs manquements :
- absence de carte de transport,
- absence de patente,
- absence de carte grise, que le conducteur affirme également avoir perdue.
Seules une vignette et une carte de stationnement ont pu être présentées.
Outrage aux forces de l’ordre
Alors que les policiers procédaient aux vérifications, le ton est monté. Le conducteur, au lieu de coopérer, s’est mis à proférer des insultes à l’encontre des agents. Ces propos injurieux ont été qualifiés d’outrage à agents. Il a donc été conduit au commissariat du 15ᵉ arrondissement.
Une vidéo diffamatoire devenue virale
Au poste, G. F. A. a enregistré une vidéo qu’il a diffusée sur les réseaux sociaux. Dans celle-ci, il affirmait avoir été victime d’abus de la part des policiers et d’une arrestation injustifiée.
Cette version des faits, largement relayée en ligne, a été démentie par l’enquête. Elle est considérée comme mensongère et diffamatoire, portant atteinte à l’honneur et à la réputation des forces de l’ordre.
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Une procédure judiciaire engagée
Face à la gravité des faits — franchissement de feu rouge, conduite sans permis, absence de documents, outrage à agents et diffusion de propos diffamatoires — la police a ouvert une procédure.
Après audition, G. F. A. a été déféré ce 16 septembre à 7 heures devant le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Abobo afin de répondre de ses actes.
