Le commissaire divisionnaire-major Yéo Kollo Roger, préfet de police d’Abidjan, a annoncé jeudi 5 mars 2026 à Port-Bouët la mise en fourrière d’au moins 256 véhicules à la suite d’une opération spéciale de contrôle routier déployée sur l’ensemble du territoire national.
À 10 heures, 883 véhicules avaient déjà été contrôlés, dont 256 immobilisés puis conduits en fourrière. Par ailleurs, sur 800 motos et tricycles contrôlés, 82 engins ont également été immobilisés.
Le préfet de police a précisé que ces actions s’inscrivent dans le cadre de l’opération baptisée « Éperviers sur les routes : tolérance zéro », menée notamment au carrefour La Vie à Cocody, au monument des Martyrs, à proximité de l’hôpital Drogba d’Attécoubé ainsi qu’au rond-point Anani de Port-Bouët.
Véhicules en fourrière : une opération conjointe contre l’incivisme routier
Cette initiative est conduite en étroite collaboration avec le ministère des Transports, à travers la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC). Elle mobilise conjointement les équipes de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale dans le cadre de la politique nationale de lutte contre l’incivisme routier et de promotion de la sécurité sur les voies publiques.
Selon Yéo Kollo Roger, les principales infractions relevées concernent notamment le défaut de permis de conduire pour les engins à deux roues ainsi que l’absence d’attestation d’assurance. L’autorité policière a également dénoncé l’usage de plaques d’immatriculation non conformes, appelant les conducteurs à régulariser leur situation.
Des contrôles appelés à se renforcer
Le directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, a indiqué que cette opération sera progressivement renforcée dans les prochains jours, avec une attention particulière portée aux véhicules de transport.
Lire aussi : Cameroun : vers une révision constitutionnelle majeure envisagée par le pouvoir
Il a rappelé que les usagers dits vulnérables, notamment les conducteurs d’engins à deux roues, représentent entre 33 % et 40 % des victimes d’accidents de la route. À ce titre, il a invité l’ensemble des usagers à se mettre en règle avant la généralisation des opérations de contrôle.
Le responsable de la DGTTC a par ailleurs précisé que les infractions constatées par la vidéo-verbalisation se distinguent de celles relevées directement par les agents de police assermentés sur le terrain, soulignant que ces deux dispositifs sont complémentaires dans la stratégie de renforcement de la sécurité routière.
