Au Cameroun, le président Paul Biya pourrait prochainement lancer une importante réforme constitutionnelle. Selon des sources au sein de l’appareil étatique, le projet de révision de la loi fondamentale est désormais finalisé et devrait bientôt franchir une nouvelle étape décisive avec sa transmission à l’Assemblée nationale.
« Le projet est désormais techniquement prêt », ont confié des sources concordantes à Jeune Afrique. Le média indique que les travaux ont été menés par une équipe installée à la présidence de la République et coordonnés par le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Le conseiller juridique Jean‑Claude Awala Wodougué et l’universitaire Luc Sindjoun auraient également pris part à l’élaboration du texte.
Au Cameroun, des changements institutionnels et politiques en discussion
Les réformes envisagées portent notamment sur l’architecture de l’État au Cameroun, dans la continuité du processus de décentralisation engagé ces dernières années. Elles incluraient l’augmentation du nombre de représentants à l’Assemblée nationale ainsi qu’au sein des conseils régionaux. Un redécoupage administratif est aussi évoqué, avec la possibilité de créer de nouvelles communes et unités territoriales.
Le projet pourrait par ailleurs introduire des changements au sommet de l’exécutif. Selon Jeune Afrique, certaines propositions envisagent la création d’un poste de vice-président de la République. Le modèle étudié s’inspirerait de celui en vigueur en Côte d’Ivoire, où le vice-président est nommé, contrairement au système du Bénin, où il est élu en même temps que le président.
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Les discussions auraient également porté sur les conditions de candidature à l’élection présidentielle. L’âge minimum actuellement fixé à 35 ans pourrait être revu. De même, la durée du mandat présidentiel, aujourd’hui de sept ans, pourrait faire l’objet d’une réduction dans le cadre de cette révision constitutionnelle.
