Le 27 mars 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité une loi révisant la Charte en vigueur, désormais rebaptisée « Charte de la Révolution ». Lors d’une interview accordée à la télévision nationale, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présenté les principales évolutions du texte, notamment l’intégration de la Révolution progressiste populaire, la prise en compte de nouvelles circonscriptions régionales, les effets de la dissolution des partis politiques ainsi que la clarification du mécanisme futur de révision de la Charte.
Selon le ministre, il ne s’agit pas d’une refonte totale du texte fondamental, mais d’une adaptation lors des Assises du 25 mai 2024. Le vote, intervenu en séance plénière avec 70 députés présents et votants, entérine également le changement de dénomination de l’ancienne Assemblée législative de Transition (ALT), devenue Assemblée législative du peuple (ALP).
Des ajustements institutionnels et juridiques majeurs pour la Charte
La révision introduit plusieurs innovations institutionnelles et symboliques. Le nouveau titre de la Charte, « Charte de la Révolution », traduit selon le ministre l’officialisation de la Révolution progressiste populaire (RPP) proclamée le 1er avril 2025. Le texte intègre également des dispositions relatives aux valeurs de la période de transition, notamment la défense de la patrie et la lutte contre toute forme de domination qualifiée d’« impérialisme ».
Sur le plan territorial, la Charte actualise la représentation nationale en tenant compte de la création de nouvelles régions décidée en août 2025. Ces entités disposent désormais de représentants siégeant à l’ALP, nécessitant une mise à jour des règles de représentation.
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Le texte prend également en compte la loi du 6 février 2026 portant dissolution des partis politiques, avec des implications directes sur la composition de l’Assemblée. Enfin, la réforme précise les modalités futures de révision de la Charte afin d’éviter toute ambiguïté procédurale.
Concernant les débats autour de l’éligibilité des autorités de transition, le ministre a rappelé que ces dispositions figuraient déjà dans la version de 2024. Il a également rejeté certaines interprétations circulant sur les réseaux sociaux, précisant que la nouvelle Charte vise la fin de la Transition, et non celle de la Révolution elle-même.

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