La journaliste-présentatrice de RTI 1, Marie-Laure N’Goran, a été élue présidente de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le dimanche 7 juin 2026, à l’issue d’un scrutin marqué par un climat apaisé et une forte mobilisation des membres. Opposée à Stéphane Bahi, elle a recueilli 244 voix, soit 58,90 % des suffrages exprimés, contre 161 voix (39,46 %) pour son adversaire.
Parallèlement à l’élection du Conseil exécutif, les membres de l’UNJCI ont procédé au renouvellement du Conseil d’administration. Pour ce poste, Firmin Gougou, dit Tché Bi Tché, et Etienne Atta étaient en compétition. À l’issue du vote, Etienne Atta s’est imposé avec 243 voix, tandis que son concurrent a obtenu 159 suffrages.
Sur les 563 journalistes inscrits sur les listes électorales, 408 ont effectivement pris part au scrutin, témoignant d’un taux de participation significatif pour ce 12e Congrès placé sous le thème : « Rassemblement et reconstruction ».
Marie-Laure N’Goran : un appel à l’unité et au dépassement des clivages
Prenant la parole après son élection, Marie-Laure N’Goran a salué le retour d’un esprit de cohésion au sein de la corporation. « Nous les journalistes, on peut se retrouver entre nous. Certes, il peut y avoir des temps de tensions, mais nous sommes des frères et sœurs », a-t-elle déclaré devant les congressistes.
La nouvelle présidente a également exprimé sa gratitude à Dieu, au ministre de tutelle ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de ce rendez-vous, notamment le Comité ad hoc, dont elle a salué la résilience, la patience, l’écoute et la bienveillance.
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Insistant sur la nécessité de tourner la page des divisions, elle a appelé les professionnels des médias à se rassembler autour d’une identité commune. « Il n’y a plus de distinction de rédactions, de médias, audiovisuel ou presse numérique, mais on dira plutôt UNJCI », a-t-elle affirmé, promettant de fédérer près de 2 000 journalistes autour d’une dynamique durable.
Évoquant les tensions qui ont pu marquer la vie de l’organisation ces dernières années, Marie-Laure N’Goran les a relativisées, les qualifiant de « bonne guerre », avant de réaffirmer sa conviction en la force de l’unité. « Quand on est uni, on peut surmonter tout défi. Et je le crois… », a-t-elle lancé sous les applaudissements nourris des participants réunis dans la salle de conférence du Plateau, à Abidjan.
