Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu son verdict mardi 23 juin 2026 dans l’affaire des 34 agents des Affaires maritimes interpellés lors d’une manifestation le 8 juin. Trente et un prévenus ont été condamnés à douze mois d’emprisonnement ferme pour troubles à l’ordre public, attroupement et voies de fait. Trois agents ont été relaxés, faute de preuves suffisantes.
Les avocats de la défense disposent d’un délai de vingt jours pour interjeter appel. Les personnes condamnées sont liées au Syndicat Agir pour le Bien-être du Personnel des Affaires Maritimes (SYNABEPAM), à l’origine d’un mot d’ordre de grève lancé le 6 juin 2026.
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A Abidjan, une tentative de dialogue préalable restée sans issue
Selon les éléments du dossier, les autorités avaient engagé plusieurs démarches de médiation avant le déclenchement du mouvement. Une rencontre s’était tenue le 7 juin avec le directeur de cabinet du ministère des Transports et des Affaires maritimes, tandis qu’un rendez-vous avec le ministre, attendu de retour de mission le 9 juin, avait été proposé aux représentants syndicaux.
Les autorités affirment également que le ministre aurait contacté le syndicat depuis l’étranger pour demander un report de la grève dans l’attente de cette réunion. Malgré ces échanges, le SYNABEPAM a maintenu son préavis et la mobilisation du 8 juin a conduit à l’interpellation des 34 agents.
Dans un contexte où le secteur maritime reste stratégique pour l’économie ivoirienne, cette décision judiciaire relance le débat sur l’exercice du droit de grève dans les services liés au transport et à la logistique portuaire.
