Le tribunal de première instance d’Abidjan a rendu, ce vendredi 27 mars 2026, une décision de relaxe au bénéfice de Calice Yapo, mettant ainsi un terme aux poursuites engagées contre ce responsable de PDCI pour des faits de troubles à l’ordre public. Alors que le parquet avait requis une peine de trois ans de prison avec sursis assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, la juridiction a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas de retenir une quelconque culpabilité.
A Abidjan, une affaire politique aux répercussions apaisées
Cette procédure judiciaire faisait suite à des prises de position jugées particulièrement critiques après l’invalidation de l’élection d’un député du parti. Ces déclarations avaient entraîné l’ouverture d’une enquête vivement contestée par l’opposition, qui y voyait une tentative d’intimidation politique.
À l’issue du verdict, Calice Yapo a adopté une posture mesurée, se limitant à des remerciements sans commentaires politiques, rompant ainsi avec son ton habituellement offensif.
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Dans le camp du pouvoir, cette décision pourrait être interprétée comme une illustration du fonctionnement indépendant de la justice sous la présidence de Alassane Ouattara, dans un contexte d’attention accrue portée à la gouvernance démocratique du pays.
Enfin, ce dénouement contribue à apaiser temporairement les tensions entre le pouvoir et le PDCI, dirigé par Tidjane Thiam, alors que cette affaire était devenue un point de friction majeur dans le débat politique national.
