Le premier bâtiment, un R+1 situé à proximité du Petit marché d’Habitat Extension, était déjà classé dangereux après une étude de stabilité. Malgré cet avertissement, des familles y résidaient encore. Les inspections ont confirmé la dégradation avancée : dalles affaissées, infiltrations d’eau, fissures profondes. « L’immeuble ne peut plus être habité », a rappelé Bassané Mamadou, chef de garde et préventionniste à la Brigade nationale de l’ONPC, qui a ordonné l’évacuation immédiate.

Même scénario quelques centaines de mètres plus loin, derrière le marché Forum. Un immeuble R+2 présentant de larges fissures a, lui aussi, été vidé de ses occupants. Plusieurs dizaines de personnes ont dû quitter les lieux sans délai. Une expertise technique déterminera prochainement si une réhabilitation est possible ou si la démolition s’impose.
Des contrôles élargis dans le quartier d’Adjamé
Au cours de l’opération, les équipes de contrôle ont également suspendu un chantier voisin pour non-respect des normes de sécurité. « On ne construit pas n’importe comment », a rappelé un agent du Ministère de la Construction.
Lire aussi : Guinée-Bissau : vrai coup d’État ou mise en scène politique ?
Cette double évacuation met en lumière l’état préoccupant de certaines structures dans la commune d’Adjamé et relance le débat sur la surveillance du bâti ancien. Les familles concernées attendent désormais des solutions de relogement.
