L’Alliance des États du Sahel (AES) poursuit la structuration de sa Force unifiée destinée à combattre les groupes terroristes au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Réunis à Ouagadougou le vendredi 10 juillet 2026, les ministres de la Défense des trois pays ont examiné les moyens de consolider le cadre légal de cette force commune afin d’accroître son efficacité opérationnelle.
Cette rencontre tripartite vise à doter la Force unifiée d’une base juridique plus robuste, condition jugée essentielle pour renforcer sa légitimité, améliorer la coordination entre les armées et faciliter la conduite d’opérations conjointes dans l’espace confédéral.
Selon le ministère burkinabè de la Défense patriotique, les états-majors des trois pays collaborent déjà étroitement depuis plusieurs mois. Des opérations offensives coordonnées sont menées contre les groupes terroristes, et l’adoption de nouveaux textes devrait permettre d’améliorer davantage « la légitimité, l’efficacité et l’interopérabilité » de la force au service de la sécurité collective des populations de l’AES.
AES : une force présentée comme un instrument de souveraineté sahélienne
Prenant part aux travaux, le général de division Célestin Simporé, ministre burkinabè de la Défense, a rappelé la vocation première de cette structure militaire commune. Pour lui, la Force unifiée doit devenir « le fer de lance de la lutte contre le terrorisme » et préparer les armées des trois pays à des engagements offensifs plus importants.
Il a également salué la tenue de cette réunion de haut niveau, qu’il considère comme un signal fort de la volonté des autorités maliennes, burkinabè et nigériennes d’accélérer la montée en puissance de la force.
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La création de cette unité militaire s’inscrit dans la volonté affichée par les trois États de renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger présentent cette initiative comme un outil de souveraineté destiné à privilégier une coopération militaire interne, après avoir exprimé leurs réserves sur les résultats des interventions étrangères et sur certains accords de défense jugés déséquilibrés.
À travers cette consolidation juridique et opérationnelle, l’AES entend ainsi faire de sa Force unifiée un pilier central de sa stratégie commune de lutte contre le terrorisme et de défense de son espace confédéral.
