Le militant panafricaniste Kemi Seba sera fixé ce mardi 19 mai 2026 par le tribunal régional de Pretoria sur son sort judiciaire. Lors de l’audience du 11 mai, consacrée à l’examen de sa demande de liberté sous caution, le parquet sud-africain avait sollicité un renvoi, prolongeant ainsi son maintien en détention et l’incertitude autour de sa situation.
Arrêté le 14 avril en Afrique du Sud, le président de l’organisation Urgences panafricanistes est poursuivi pour tentative d’immigration clandestine. Il fait également l’objet d’accusations plus graves liées à une présumée préparation d’attentats en Europe, des faits qu’il conteste fermement avec ses avocats.
Kemi Seba : tensions judiciaires entre plusieurs pays et enjeux diplomatiques
Dans une lettre rendue publique le 7 mai, Kemi Seba a reconnu avoir envisagé de quitter le territoire sud-africain de manière irrégulière après l’expiration de son visa, tout en niant toute implication dans des activités terroristes.
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Par ailleurs, le Bénin maintient une pression judiciaire en émettant deux mandats d’arrêt internationaux à son encontre, notamment pour blanchiment de capitaux et apologie du terrorisme, en lien avec son soutien affiché au coup d’État manqué du 7 décembre 2025. Ses conseils ont, de leur côté, introduit une demande d’asile en Afrique du Sud.
L’audience de ce 19 mai apparaît ainsi décisive : elle pourrait conduire à une libération sous caution ou à une prolongation de la détention, dans un dossier où s’entremêlent enjeux judiciaires, politiques et diplomatiques.
