La justice sud-africaine a décidé de maintenir en détention Kemi Seba, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, arrêté en avril 2026 en Afrique du Sud. Les autorités lui reprochent d’avoir enfreint la législation sur l’immigration en restant sur le territoire après l’expiration de son visa.
Au-delà de cette procédure, l’activiste panafricaniste fait face à une autre échéance judiciaire majeure. Une audience est prévue le 14 juillet afin d’examiner une éventuelle demande d’extradition vers le Bénin. Cette perspective confère à l’affaire une dimension à la fois judiciaire et diplomatique.
Figure controversée du débat politique ouest-africain, Kemi Seba est connu pour ses positions souverainistes et ses critiques répétées à l’encontre de plusieurs dirigeants africains et occidentaux. Ses relations avec les autorités béninoises demeurent particulièrement tendues depuis plusieurs années.
À ce stade, aucune décision n’a encore été prise concernant son éventuel transfert d’Afrique du Sud vers le Bénin. Les juridictions sud-africaines devront examiner les éléments du dossier ainsi que les garanties prévues par le droit national et les accords internationaux applicables avant de se prononcer.
En Afrique du Sud, deux mandats d’arrêt internationaux émis par la CRIET
Kemi Seba fait également l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux délivrés par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) du Bénin.
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Le premier mandat, émis le 13 juin 2025, vise l’activiste pour des faits présumés de blanchiment de capitaux. Le second, daté du 12 décembre 2025, porte sur des accusations d’apologie de crime ainsi que d’incitation à la haine et à la violence. Ces poursuites seraient liées à des déclarations faites après la tentative de coup d’État survenue au Bénin le 7 décembre 2025.
Pour rappel, Kemi Seba a été interpellé dans un centre commercial de Pretoria en compagnie d’un facilitateur présumé. Selon la police sud-africaine, ce dernier aurait perçu 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, pour l’aider à franchir la frontière sud-africaine.
