Cette prolongation fait partie d’un texte promulgué mardi par Donald Trump, mettant fin à plus de trois jours de paralysie d’une partie de l’administration fédérale américaine. En janvier, la Chambre des représentants avait voté pour une reconduction de l’AGOA sur trois ans, mais le Sénat a ramené la durée à un an. L’AGOA reste un élément central des relations commerciales entre les États-Unis et les pays africains.
Une trentaine de pays bénéficiaires
L’accord offre un traitement commercial préférentiel aux pays africains respectant certaines conditions, telles que le pluralisme politique, le respect des droits humains et la lutte contre la corruption. Environ trente pays africains en bénéficient, parmi lesquels l’Angola, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Madagascar et le Sénégal. L’AGOA couvre une large gamme de produits, allant de l’habillement et l’igname aux véhicules.
Sous l’administration Trump, l’expiration de l’accord a été utilisée comme levier de pression sur les pays africains. En octobre, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, avait reconnu que Washington avait conditionné la prolongation de l’AGOA à l’accueil par son pays de personnes expulsées des États-Unis. La Maison Blanche a également insisté pour que les pays africains s’ouvrent davantage aux produits américains afin d’obtenir une reconduction de l’accord.
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Modernisation de l’AGOA
Dans son communiqué, Jamieson Greer a souligné que « l’AGOA du XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès au marché aux entreprises, aux agriculteurs et aux éleveurs américains ». Il a précisé vouloir collaborer avec le Congrès pour moderniser le programme, afin de l’aligner sur la politique « America First » du président Trump.
Avec EuropeActu
