Divergence stratégique sur les législatives
Selon l’entourage de Laurent Gbagbo, ce dernier a mal accueilli le choix du PDCI de présenter des candidats dans plus de 130 circonscriptions sur 205, alors que le PPA-CI a opté pour le boycott. Cette décision rompt avec la stratégie commune adoptée lors des législatives de 2021, au terme desquelles le PDCI avait remporté une quarantaine de sièges grâce à un accord avec le PPA-CI.
Des griefs anciens
Cette nouvelle crise ravive également des différends plus anciens. Mi-2024, Laurent Gbagbo avait indiqué à son entourage qu’il ne souhaitait plus de contacts avec l’ex-patron du Crédit suisse. À l’origine de la tension : des propos attribués à Tidjane Thiam et rapportés à l’ancien président alors qu’il résidait à Bruxelles, malgré une relation auparavant privilégiée entre les deux hommes.

Tentatives de réconciliation
Un premier effort de rapprochement avait été mené en août 2024, aux États-Unis, lors d’un échange entre Habiba Touré, conseillère de Gbagbo, et Tidjane Thiam, en marge d’un événement du National Democratic Institute (NDI). Début 2025, les deux partis avaient effacé leurs divergences pour adopter une posture commune face au président Alassane Ouattara, en prévision de l’élection présidentielle d’octobre.
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Alliance fragilisée
Malgré ces efforts, l’alliance semble aujourd’hui fragile. La décision du PDCI de présenter des candidats aux législatives risque de compromettre la coopération entre les deux formations à moins d’un mois du scrutin.
Avec Europe24.fr
