« En 2018, j’ai pris l’engagement devant les populations de ne pas rester plus de dix ans à la tête de la commune », a rappelé Assalé Tiémoko, confirmant sa volonté de respecter cette promesse, malgré la rumeur d’élections anticipées.
Un bilan positif et des successeurs préparés
Assalé Tiémoko justifie son retrait par un bilan qu’il estime accompli : redressement financier de la mairie, amélioration des infrastructures et élaboration d’un plan stratégique de développement sur 25 ans destiné à guider ses successeurs. « J’ai sorti cette ville de l’oubli et de l’obscurité », affirme-t-il.
Le maire souligne également la relève locale. « De nombreux enfants de cette ville, que j’ai formés, sont aujourd’hui conseillers municipaux ou adjoints au maire », précise-t-il. Ces cadres bénéficieront de son soutien lors du prochain scrutin, même si l’élu met en garde contre les fraudes électorales, rappelant sa victoire contestée lors des législatives par 1 356 voix.
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Vers de nouveaux horizons politiques
Si Tiassalé tourne une page, Assalé Tiémoko n’abandonne pas la politique. « Si je devais me représenter aux municipales prochaines, ce ne serait pas à Tiassalé, mais dans une autre commune », indique-t-il, tandis que son mouvement reste à développer ailleurs.
Parallèlement, il prévoit de relancer L’Éléphant Déchaîné, son entreprise de presse, et espère que les futures réformes électorales « redonneront confiance à la majorité des Ivoiriens ». Sa décision intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des contestations récurrentes des résultats électoraux dans le pays.
