Une actrice sénégalaise de premier plan se retrouve impliquée dans une affaire liée à des relations qualifiées d’« actes contre nature », ravivant les inquiétudes après la vague d’arrestations ayant visé plus de quarante hommes début mars 2026. Cette opération avait déjà suscité de vives réactions de la part des défenseurs des droits humains.
Il s’agit de Bigué Diop, 32 ans, connue du grand public sous le nom de scène « Mame Dior » et pour son rôle dans la série télévisée Bété Bété. D’après son avocat, l’affaire trouve son origine dans une plainte pour diffamation qu’elle avait déposée après la diffusion, sur TikTok, de vidéos l’accusant de vol.
Convoquée à la gendarmerie le 26 mars 2026 dans le cadre de cette plainte, la comédienne apprend alors qu’elle fait également l’objet d’une enquête pour vol. Son téléphone est saisi puis analysé par les enquêteurs, une procédure qui conduira à l’ouverture d’un second volet judiciaire.
Affaire Bigué Diop : double inculpation et contestation de la procédure
À l’issue de l’exploitation de son téléphone, les autorités évoquent de nouveaux faits qualifiés d’« actes contre nature », en lien avec des relations homosexuelles présumées, donnant lieu à une procédure distincte.
Le 2 avril 2026, Bigué Diop est mise en examen pour deux volets : le premier concerne des accusations de vol, incluant notamment association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, assorties d’un contrôle judiciaire ; le second porte sur les faits d’« actes contre nature », pour lesquels elle a été placée sous surveillance électronique.
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La défense, assurée par Maître Ousseynou Ngom, rejette fermement l’ensemble des accusations. L’avocat critique notamment les conditions de saisie et d’analyse du téléphone, qu’il estime contraires à la loi de 2008 sur la cybersécurité. Il annonce son intention de saisir la chambre d’accusation afin d’obtenir l’annulation des éléments recueillis qu’il juge irréguliers.
