Arrivé dimanche après plusieurs mois passés hors du pays, Bredoumy Traoré affirme ne pas connaître les raisons de cette convocation. Le document officiel reçu ne mentionne en effet aucun motif précis.
La convocation, référencée OP N°4107/MIS/DGPN/DGA-CSP/PPA/SEG, émane de la Direction générale de la Police nationale et se fonde sur l’article 90 nouveau du Code de procédure pénale. Elle exige également la présence de son avocat.
Un timing jugé sensible par le parti
Le PDCI relève le caractère « notable » du calendrier, rappelant que son porte-parole vient tout juste de regagner le pays. Cette procédure survient à moins d’un mois du scrutin législatif, dans un contexte particulièrement délicat pour le parti.

Des précédents et un climat de méfiance
Candidat dans la circonscription n°078 (Kokomian – Tankessé – Tienkoikro), Bredoumy Traoré avait quitté la Côte d’Ivoire plus tôt en 2025, sur fond de craintes d’arrestations visant certains cadres du PDCI, selon plusieurs sources internes.
Son entourage assure que des garanties lui avaient été données concernant sa sécurité, notamment lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée nationale.
La convocation, aussi rapide que soudaine, ravive donc les tensions au sein du parti.
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Un rappel : une première convocation annulée en avril
Ce n’est pas la première fois que le porte-parole du PDCI est sollicité par les Services des enquêtes générales.
Une convocation prévue le 30 avril 2025 avait finalement été levée après l’intervention du président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo.
