Le Burkina Faso poursuit la restructuration de son paysage institutionnel et associatif. Mercredi, les autorités ont annoncé la dissolution de 118 associations actives dans divers secteurs, une mesure qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis le début de l’année.
Selon le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, ces structures sont désormais « réputées dissoutes » en application de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 relative à la liberté d’association. Elles sont ainsi interdites d’activité sur l’ensemble du territoire national, toute infraction exposant leurs responsables aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les organisations concernées intervenaient notamment dans les domaines des droits humains, de la protection de l’enfance et des femmes, de l’environnement, de la santé — en particulier la lutte contre le VIH/Sida —, ainsi que dans la promotion de l’emploi, de la citoyenneté et des droits civils et politiques. D’autres étaient actives dans l’éducation, la scolarisation et l’intégration africaine.
Le gouvernement appelle par ailleurs les responsables associatifs au strict respect des textes en vigueur et à une mise en conformité rapide, insistant sur le « sens élevé du civisme et de responsabilité » attendu des acteurs concernés.
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Une dynamique de refonte politique et administrative en cours au Burkina Faso
Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de refondation de l’État burkinabè engagé depuis plusieurs mois. En janvier, les autorités avaient déjà procédé à la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques du pays, une mesure justifiée par un diagnostic du système partisan jugé défaillant.
Inscrite dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP), cette série de réformes vise, selon les autorités, à corriger les dysfonctionnements institutionnels et à renforcer la cohésion nationale.

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