Dans la nuit du 13 au 14 avril, les forces armées du Burkina Faso ont mené une opération combinée air-terre dans la région du Soum. Selon des sources officielles, plus d’une centaine de combattants ont été neutralisés et un important arsenal récupéré.
Cette intervention est l’aboutissement de plusieurs jours de renseignement ayant permis de détecter une concentration inhabituelle de combattants venus de l’est du Burkina Faso. D’après les autorités, ces regroupements visaient à préparer des attaques contre des positions militaires. Après confirmation par des moyens aériens, des frappes ciblées ont été déclenchées durant la nuit, visant en priorité les capacités logistiques adverses.
Ratissage au sol et intensification des opérations militaires au Burkina Faso
Les bombardements ont principalement visé des pick-up transportant armes, munitions et carburant. Les combattants ayant tenté de se replier ont été poursuivis et neutralisés lors de leur fuite. À l’aube, des unités du 28e Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont été déployées pour une opération de ratissage, afin d’éliminer les dernières poches de résistance et de récupérer le matériel abandonné.
Le bilan fait état de la saisie d’une cinquantaine de fusils d’assaut, de plusieurs mitrailleuses lourdes et de nombreux véhicules. Parallèlement, le 19e BIR a conduit une opération dans sa zone, neutralisant des éléments résiduels en tentative de réorganisation. Malgré des pertes enregistrées dans les rangs des forces burkinabè, les autorités évoquent un rapport largement favorable aux forces régulières.
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Cette opération s’inscrit dans une série d’actions offensives menées entre le 1er et le 13 avril sur l’ensemble du territoire, notamment dans les régions du Liptako, du Nakambé et de la Boucle du Mouhoun. Parmi les faits marquants, une frappe menée le 10 avril dans la zone de Pétégoli a permis de neutraliser un groupe de combattants ainsi que leur dépôt logistique. Le 9 avril, une attaque a été repoussée à Biguimnoghin, tandis qu’une frappe de précision a ciblé une réunion de responsables terroristes dans le Soum. Enfin, le 6 avril, une opération a détruit un quartier général dissimulé dans la forêt de Pama, incluant un site de fabrication d’engins explosifs improvisés.
Des observateurs militaires soulignent une amélioration de la coordination entre les services de renseignement, les moyens aériens et les unités terrestres, ainsi que l’efficacité accrue des Bataillons d’intervention rapide. Le Burkina Faso reste toutefois confronté à une insurrection transfrontalière, les groupes armés continuant de se reconstituer depuis des zones refuges voisines.
