Le président ivoirien Alassane Ouattara a redonné le sourire aux producteurs de cacao. Ce mercredi 1er octobre 2025, il a annoncé la fixation du prix bord champ à 2 800 FCFA le kilogramme pour la campagne 2025-2026. Une décision qualifiée d’historique, qui rompt avec les tarifs des années précédentes et traduit la volonté du gouvernement d’améliorer le niveau de vie des planteurs.

Cette hausse intervient dans un contexte de forte demande mondiale et de flambée des cours internationaux. Leader incontesté de la filière avec plus de 40 % de l’offre mondiale, la Côte d’Ivoire entend ainsi consolider sa position tout en garantissant une rémunération plus juste aux producteurs.
Un secteur en pleine dynamique
La campagne 2024-2025 illustre cette nouvelle orientation. Au 30 juin 2025, les revenus cumulés issus du cacao et du café ont atteint 2 967 milliards de FCFA, soit une progression spectaculaire de 70,75 % par rapport à l’exercice précédent. Cette hausse est principalement portée par le cacao, dont les recettes ont bondi de 1 663 milliards à 2 930 milliards de FCFA, soit une augmentation de 76 %.
Après une chute de 25 % de la production en 2023-2024, la filière cacaoyère a montré des signes de reprise : 1,57 million de tonnes ont été produites entre octobre 2024 et juin 2025, en hausse de 3,26 % sur un an. Les exportations ont suivi, progressant de 1,27 %.
Le café en difficulté, mais soutenu
Le café, en revanche, traverse une période critique. Sa production a chuté de 70 % en un an, passant de 81 972 tonnes à 24 832 tonnes. Les exportations ont reculé de plus de 56 %, et les revenus ont été divisés par deux, passant de 73,7 milliards à 37,2 milliards de FCFA.
Pour relancer la filière, le chef de l’État a annoncé un prix de commercialisation fixé à 1 700 FCFA le kilogramme pour la nouvelle campagne. Une mesure qui s’inscrit dans une politique plus large de diversification agricole et de redynamisation des cultures de rente.
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Un enjeu économique et social majeur
L’augmentation du prix du cacao constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les producteurs, notamment dans les zones rurales où cette culture est la principale source de revenus. Pour de nombreux observateurs, cette mesure devrait contribuer à réduire la pauvreté et à favoriser une meilleure répartition des richesses dans le pays.
Alors que s’ouvre la nouvelle campagne agricole, la Côte d’Ivoire doit désormais relever un double défi : capitaliser sur la bonne dynamique du cacao et trouver des solutions durables pour redresser la filière café, essentielle à la vitalité économique et à la diversification agricole nationale.
