Assalé Tiémoko Assalé : le gouvernement ivoirien a présenté le 22 juin 2026 aux partis politiques et à la société civile un projet de réforme de la gouvernance électorale qui, s’il est adopté, actera la disparition de la CEI, dissoute en mai dernier, au profit de trois structures distinctes. Le dispositif envisagé repose sur une répartition des rôles entre un organe chargé de l’organisation matérielle des scrutins, un second dédié au recensement et au traitement des suffrages, et un troisième assurant la supervision générale du processus électoral.
Selon l’exécutif, cette nouvelle architecture vise à rompre avec le modèle centralisé de l’ancienne commission. Une évolution que le mouvement politique ADCI (Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire), dirigé par Tiémoko Assalé, accueille avec intérêt tout en appelant à des garanties fortes pour assurer la crédibilité du système.
Tiémoko Assalé fixe quatre exigences pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral
S’il salue l’orientation générale de la réforme, le parti Tiémoko Assalé insiste sur la nécessité d’un changement en profondeur et non d’une simple réorganisation institutionnelle. Le parti estime que la confiance électorale repose avant tout sur la transparence, la vérifiabilité des résultats et l’impartialité des acteurs.
Dans cette optique, le mouvement formule quatre exigences majeures. Il demande d’abord la publication et la consultation élargie des textes encadrant les futurs organes électoraux avant leur adoption, afin d’assurer une appropriation nationale du processus. Ensuite, il plaide pour une composition fondée sur la compétence et l’impartialité, via des appels à candidatures publics excluant toute logique partisane.
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L’ADCI propose également la mise en place d’un système de publication numérique en temps réel des procès-verbaux de vote, garantissant la traçabilité et la vérifiabilité des résultats. Enfin, il appelle à une clarification stricte des compétences entre le futur organe de supervision et le Conseil constitutionnel, afin d’éviter tout conflit juridique lors des phases décisives des scrutins.
Le parti exhorte par ailleurs à une révision du code électoral et de la Constitution pour assurer la cohérence globale de la réforme. Il invite l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à s’approprier ces propositions afin de bâtir un consensus national durable.
Dans un contexte marqué par des antécédents de crises électorales, notamment celle de 2010-2011, l’ADCI estime qu’une réforme crédible ne peut se limiter à un changement de structures, mais doit transformer en profondeur les pratiques électorales.
