Assalé Tiémoko Antoine a annoncé qu’il se présentera, ce mercredi 22 avril à 10 heures, à la Préfecture de police d’Abidjan, en réponse à une convocation personnelle déposée la veille à la permanence de l’ADCI, à Angré. Selon ses déclarations, cette convocation a été émise sur instruction du Procureur de la République, sans précision sur les motifs.
Face à cette absence d’informations officielles, l’ancien député souligne l’incertitude entourant l’issue de cette audition, s’interrogeant notamment sur une éventuelle privation de liberté à son terme. Une situation qui, selon lui, intervient dans un contexte où ses prises de position publiques et son engagement citoyen l’exposeraient davantage.
Soupçons relayés en ligne et climat politique tendu face à la convocation d’Assalé Tiémoko Antoine
L’affaire prend une tournure particulière à la lumière de publications diffusées sur les réseaux sociaux par des cyber-activistes proches du RHDP. Ces derniers évoquent de supposées rencontres en France entre Assalé Tiémoko Antoine et des individus présentés comme impliqués dans un projet de déstabilisation du pouvoir. Des allégations que l’intéressé réfute implicitement, rappelant que la justice ne saurait se fonder sur de simples rumeurs.
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Quelques jours auparavant, lors d’une session de formation de jeunes au leadership, l’ancien parlementaire avait déjà évoqué la possibilité d’une nouvelle arrestation, en référence à son emprisonnement en 2007. Il affirme s’y être préparé, notamment depuis les récents événements survenus à Tiassalé.
Malgré ce climat de tension et à l’approche de la rentrée politique de son mouvement prévue le 2 mai, Assalé Tiémoko Antoine assure qu’il répondra à la convocation « en toute responsabilité », sans intention de s’y soustraire.
