L’État de Côte d’Ivoire a lancé sa première émission obligataire par appel public à l’épargne au titre de l’année 2026, pour un montant global de 400 milliards de francs CFA. L’opération se décline en deux tranches baptisées « TPCI 5,85 % 2026-2033 » et « TPCI 6,00 % 2026-2036 ».
Deux tranches pour 400 milliards de FCFA
D’après les précisions du Trésor public, la première tranche, d’un volume de 250 milliards de FCFA, offre un taux d’intérêt de 5,85 % sur une maturité de sept ans. La seconde, d’un montant de 150 milliards de FCFA, est assortie d’un taux de 6,00 % sur dix ans.
Le prix d’émission est fixé à 10 000 FCFA par obligation. La période de souscription s’étend du 24 février au 9 mars 2026 inclus, avec la possibilité pour l’émetteur d’en modifier la durée, après avis de l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF-UMOA).
L’emprunt est ouvert aux personnes physiques et morales résidant dans l’Union monétaire ouest-africaine, notamment les banques, compagnies d’assurances, investisseurs institutionnels et particuliers.
Gestion de la dette et financement du budget 2026
Cette opération poursuit un double objectif : assurer une gestion active de la dette publique, à travers des échanges portant sur des échéances comprises entre le 11 février et le 31 juillet 2026, et financer les investissements inscrits au budget de l’État pour l’exercice 2026.
Le remboursement s’effectuera par amortissement constant annuel, avec un différé de deux ans pour la tranche à sept ans et de trois ans pour celle à dix ans. Les titres bénéficient de la garantie souveraine de l’État, via le compte du Trésor public logé à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
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En matière fiscale, les revenus générés par ces obligations sont exonérés d’impôt pour les investisseurs établis en Côte d’Ivoire. Les souscripteurs résidant dans les autres pays de l’Union restent, quant à eux, soumis à la législation fiscale en vigueur sur les revenus des valeurs mobilières lors du paiement des intérêts et du remboursement du capital.
À travers cette émission, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des ressources internes afin de garantir la poursuite des investissements publics et le respect de ses engagements financiers.
