Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), Jean-Claude Coulibaly, a évoqué, vendredi 20 février 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan, la possibilité de poursuites judiciaires contre des journalistes impliqués dans la procédure ayant conduit à la suspension du 12ᵉ Congrès ordinaire de l’organisation. Il dénonce des accusations qu’il estime « graves » et préjudiciables à l’image de l’institution.
S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe du Conseil exécutif et du Conseil d’administration, au lendemain de la décision du juge des référés, il a fustigé des allégations de fraude et de « faux et usage de faux » formulées dans le cadre du contentieux.
Des accusations jugées infondées
Selon le président de l’UNJCI, les griefs portés contre les instances dirigeantes ne reposeraient sur aucun fondement établi. « Nous ne sommes pas là pour envenimer la situation, mais nous ne pouvons accepter que l’Union soit traînée dans la boue », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de préserver la crédibilité de la faîtière.
Il est également revenu sur la question relative à la carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP) d’un candidat, estimant que la juridiction des référés, saisie en urgence, n’avait pas compétence pour statuer sur le fond du dossier. D’après lui, la suspension des assises s’appuie notamment sur l’existence d’une commission d’enquête mise en place par la Commission paritaire compétente, dont les conclusions sont attendues.
Des concessions malgré la procédure en référé
Jean-Claude Coulibaly a par ailleurs retracé le processus électoral engagé depuis novembre 2025, soulignant les efforts consentis pour apaiser les tensions. Il a évoqué la rencontre du 11 février avec le ministre de la Communication, présentée comme une démarche d’ouverture.
À l’issue de ces échanges, l’UNJCI aurait accepté plusieurs ajustements, dont la création d’une commission paritaire chargée d’élaborer une liste électorale consensuelle, le remplacement du président contesté du comité d’organisation et l’intégration des primo-votants.
Lire aussi : Le Djidji Ayôkwé retrouve enfin sa terre natale
Malgré ces concessions, une action en référé a été introduite à la veille du congrès, entraînant une suspension que le président qualifie de « brutale ». Il a indiqué que les avocats de l’Union ont interjeté appel dès la notification officielle de la décision.
En attendant l’issue judiciaire, le Conseil d’administration et le Conseil exécutif assurent la continuité institutionnelle de l’Union.
