Saisi par les forces coloniales en 1916, le Djidji Ayôkwé servait autrefois à communiquer entre villages et à donner l’alerte. « Il est parti dans la douleur, il revient dans l’espérance », a déclaré Paulin Claude Danho, vice-gouverneur d’Abidjan, présent à l’événement qui marque la fin de plus d’un siècle d’absence.
Un retour symbolique et un accueil national pour le Djidji
Le tambour parleur rejoindra physiquement la Côte d’Ivoire avant l’été, où il bénéficiera d’un accueil national à Abidjan avant d’être exposé au Musée national. Cette restitution, rendue possible grâce à une loi dérogeant au principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises, pourrait ouvrir la voie à d’autres retours d’œuvres. La capitale ivoirienne a déjà identifié près d’une centaine d’objets qu’elle souhaite voir revenir.
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Pour les autorités ivoiriennes, le Djidji Ayôkwé n’est pas qu’un instrument de 430 kg en bois, mais le dépositaire de la mémoire collective de tout un peuple. Sa mise en caisse débutera lundi prochain, marquant le premier pas de son ultime voyage vers sa terre d’origine.
