Jeudi 16 juillet 2026, aux environs de 21 heures, les éléments de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Daloa sont alertés de la découverte d’un corps sans vie à proximité du campement de Béfla, en bordure de route, peu avant le corridor de Bédiala.
Une équipe composée des enquêteurs de la BRI, de la Police technique et scientifique, des policiers du 4ᵉ arrondissement ainsi que du médecin requis se rend immédiatement sur les lieux.
Sur place, les agents découvrent un homme allongé sur le ventre, au milieu d’une mare de sang. Une blessure visible dans le dos laisse rapidement penser à un homicide par arme à feu. L’identité de la victime est alors inconnue.
Les enquêteurs entreprennent aussitôt des investigations de voisinage afin de retracer les dernières heures de la victime. Très vite, plusieurs témoignages orientent les recherches vers un homme identifié sous les initiales A.K., 28 ans, se présentant comme ressortissant togolais et membre de la confrérie des Dozos, résidant au campement de Béfla.
Lors de son interpellation, les policiers découvrent qu’il est en possession d’un fusil de calibre 12.
A Daloa, le suspect avoue avoir tiré dans le dos de son compagnon
Les témoignages recueillis permettent de reconstituer le déroulement de la journée. Selon plusieurs habitants, A.K. aurait déjà fait usage de son arme quelques heures auparavant. Vers 11 heures, à la suite d’une altercation avec un compagnon de boisson, il aurait tiré un coup de feu en l’air pour l’intimider.
En fin d’après-midi, vers 18 heures, une nouvelle dispute éclate, cette fois avec celui qui sera retrouvé mort quelques heures plus tard. Les deux hommes revenaient d’un maquis où ils avaient consommé de l’alcool. Des échanges houleux et des menaces auraient été proférés.
Peu après, le suspect aurait quitté les lieux avant que le drame ne se produise sur une piste isolée.
À l’arrivée des policiers, A.K. est retrouvé dans un état d’ébriété très avancé, rendant tout interrogatoire impossible. Ce n’est que le lendemain matin, une fois dégrisé, qu’il finit par passer aux aveux.
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Selon ses déclarations, le différend portait sur le partage de l’argent provenant de la vente d’une batterie de tricycle qu’ils auraient dérobée ensemble. Il affirme que la victime refusait de lui remettre sa part et qu’une altercation physique s’en est suivie.
Pris de colère, il aurait saisi son arme artisanale de Dozo et tiré un coup de feu dans le dos de son compagnon.
Au terme de l’intervention, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de A.K. Un fusil de calibre 12 ainsi que trois douilles de munitions ont été saisis.
Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Daloa a été informé des faits. Le suspect a été placé en garde à vue et l’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision l’ensemble des circonstances de ce drame.
