La campagne de commercialisation de l’anacarde dans le département de Daloa a été officiellement lancée jeudi 5 mars 2026 par le préfet par intérim, Gbéï Képo Emmanuel. Cette cérémonie s’est tenue à l’occasion d’une réunion du comité de veille dédiée à la présentation des « dispositions pratiques » qui encadreront la campagne.
Lors de cette rencontre, le délégué régional du Conseil du Coton-Anacarde et du Karité, Diallo Moussa, a insisté sur la nécessité pour tous les intervenants dans l’activité d’achat d’être agréés par le Conseil. Les acheteurs doivent disposer de magasins de stockage et déclarer leurs pisteurs, lesquels ne peuvent être affiliés qu’à un seul acheteur.
Des règles ont également été précisées concernant l’utilisation des documents de commercialisation tels que les carnets, reçus d’achat et fiches de transfert, ainsi que l’usage obligatoire des sacs de jute.
A Daloa, garantir le respect des règles pour une campagne réussie
A Daloa, les membres du comité de veille ont pour mission de faire respecter ces dispositions et le prix bord-champ fixé à 400 F CFA le kilogramme pour la noix de cajou bien séchée et triée. La mise en œuvre de ces mesures lors de la campagne 2025 avait permis de collecter près de 140 000 tonnes de noix dans le Haut-Sassandra, propulsant la région au deuxième rang national des producteurs d’anacarde, derrière le Béré, a rappelé M. Diallo.
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Malgré ces avancées, la commercialisation de la noix de cajou en Côte d’Ivoire demeure confrontée à des défis tels que le non-respect du prix bord-champ, la faible qualité des noix et les tentatives de détournement du produit vers les pays limitrophes.
