Au cours du procès, Debordo a reconnu qu’il n’avait aucune preuve pour soutenir ses affirmations. Il avait notamment accusé Kerozen de détenir des armes à son domicile et avait proféré des propos injurieux et diffamatoires contre une entreprise chargée de l’organisation d’un de ses concerts en France. Face au juge, l’artiste a présenté des excuses publiques.
Kerozen accepte les excuses mais la justice poursuit
Lors de son passage à la barre, Kerozen a déclaré qu’il acceptait les excuses de Debordo. Cette prise de position apaisée n’a toutefois pas mis fin aux poursuites engagées par le parquet. Le procureur a estimé que la gravité des propos diffamatoires et leur diffusion sur les réseaux sociaux exigeaient une réponse judiciaire claire.
Il a ainsi requis une peine de douze mois d’emprisonnement avec sursis, une demande qui visait à rappeler la responsabilité publique des personnalités influentes.

Un verdict lourd de conséquences
À l’issue des échanges et après avoir écouté les deux parties, le juge a suivi les réquisitions du procureur. Debordo a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, accompagnés d’une amende de 5 millions de francs CFA. Cette décision marque un tournant important dans les conflits publics entre artistes et rappelle les limites à ne pas franchir sur les réseaux sociaux.
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Cette affaire devrait également relancer le débat sur la responsabilité numérique et la portée des déclarations publiques dans le milieu du showbiz ivoirien.
