Le Burkina Faso a annoncé, vendredi 26 juin, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Les autorités de Ouagadougou estiment que « les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque et le principe de non-ingérence » ne sont plus réunies pour maintenir une coopération équilibrée.
Le gouvernement burkinabè accuse également Paris d’un « activisme incessant contre les intérêts du Faso », évoquant des ambitions qualifiées de « néocoloniales » et « impérialistes ». Il soupçonne en outre la France de soutenir des « réseaux subversifs » ainsi que des « terroristes » responsables de violences dans la région sahélienne.
Burkina – France : Paris dénonce une décision « hostile » et envisage des mesures de réciprocité
En réaction, la diplomatie française a indiqué prendre acte d’une décision unilatérale qu’elle juge « hostile » et « sans fondement », estimant qu’elle illustre une dérive préoccupante des autorités burkinabè.
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Le ministère français des Affaires étrangères a par ailleurs précisé que « les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen ».
Les relations entre Paris et Ouagadougou se sont fortement dégradées depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2023. Le Burkina Faso a engagé une réorientation diplomatique marquée par une volonté de souveraineté accrue et une diversification de ses partenariats, notamment vers la Russie et la Turquie.
