La disparition brutale de Bamba Massandjé, dite Sarah, 26 ans et mère d’un enfant de 4 ans, continue de susciter émoi et interrogations. Décédée le mercredi 18 février 2026 dans des circonstances troublantes, la jeune commerçante aurait perdu la vie à la suite d’un accident de la circulation, selon son compagnon F.A., douanier en service à Touba.
Mais pour la famille, de nombreuses zones d’ombre entourent ce drame. Face aux soupçons croissants, le Procureur de la République près le tribunal de Bouaké, Coulibaly, s’est saisi du dossier et a confié l’enquête à la Brigade Anti-Criminelle (BAC).
Sarah, auparavant caissière à Touba, avait récemment ouvert son propre magasin à Korhogo. Dans le cadre de son activité, elle s’était rendue à Abidjan le 17 février pour acheter des mannequins destinés à son commerce. Le lendemain, elle devait regagner Korhogo par car, mais son compagnon lui propose de l’accompagner en voiture. Après un dernier appel à sa mère vers 11 heures à Bouaké, le contact avec Sarah est perdu. Quelques heures plus tard, un ami du douanier informe ses proches d’un « grave accident », précisant que la jeune femme souffrirait seulement d’une fracture au pied et de légères blessures.
Affaire Sarah, entre incohérences et soupçons : la famille exige la vérité
La suite de l’affaire a plongé la famille dans la confusion. La mère et une amie, parties pour Bouaké, sont d’abord conduites dans un commissariat plutôt qu’à l’hôpital. Là, elles apprennent le décès de Sarah, mais sont empêchées de voir le corps, sous prétexte d’« horaires et démarches administratives ». Ce n’est que le 20 février, jour de la levée du corps, que la famille découvre Sarah en état de putréfaction avancée, recouverte d’un simple pagne. Contrairement aux informations du douanier, aucune fracture n’était visible, mais des traces de violence sur le visage et la mâchoire ont été constatées.
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Pour la famille, les révélations de Sarah sur ses intentions de rompre avec le douanier renforcent les doutes sur la thèse de l’accident. Le douanier est resté introuvable durant toute cette période et ne répond qu’après l’inhumation, en modifiant la localisation de l’« accident ». Les proches ont saisi le Procureur Coulibaly, qui a confié l’enquête à la BAC. Toutes les personnes citées dans l’affaire ont été convoquées le mardi 3 mars 2026 à Bouaké. La famille de Sarah réclame désormais que toute la lumière soit faite sur la mort de la jeune mère.
