Le Front populaire ivoirien (FPI), parti d’opposition, interpelle les autorités ivoiriennes au sujet de l’affaire Jeffrey Epstein. Le dossier, qui secoue déjà plusieurs pays, attire l’attention en Côte d’Ivoire après la révélation d’échanges entre l’homme d’affaires américain et Nina Keita, nièce du président Alassane Ouattara et directrice générale adjointe de la société de gestion des stocks pétroliers ivoiriens.
Pour le FPI, bien que le principal mis en cause ne soit pas ivoirien, la mention récurrente du nom de Nina Keita dans les documents publics « ne peut passer sous silence ». Le parti rappelle que dans plusieurs pays, la divulgation de ce type d’informations a entraîné des vagues de démissions de personnalités impliquées dans ce qui est présenté comme un réseau de proxénétisme, de crimes pédocriminels, de blanchiment de capitaux et de chantage.
Enquête judiciaire et mesures conservatoires réclamées par le FPI
Le FPI cite l’information du journal Le Monde selon laquelle Nina Keita apparaît « 300 fois dans les trois millions de documents rendus publics le 30 janvier 2026 par la justice américaine, sur instruction de l’ancien président Donald Trump, concernant Jeffrey Epstein ».
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Pour le parti dirigé par Pascal Affi N’Guessan, ces révélations constituent « des allégations graves et infamantes ». Le FPI déplore le « silence assourdissant » du procureur de la République face à la possible présence de victimes mineures sur le territoire national et insiste sur le rôle régalien de l’État dans leur protection.
Le parti exige l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire et la mise en place d’une mesure conservatoire visant à « décharger Nina Keita de toute fonction publique », afin de prévenir toute suspicion d’interférence politique dans cette affaire.
