L’affaire qui secoue le football ivoirien est loin d’être terminée. Au cœur du dossier, un joueur de l’ES Agboville est soupçonné d’avoir évolué sous deux identités différentes. Alors que les procédures engagées devant la Fédération ivoirienne de football (FIF) se concentrent sur des questions administratives, le FC OSA estime que le véritable sujet reste sans réponse.
Le FC OSA conteste les décisions rendues par la FIF
Le Football Club Olympique Sport d’Abobo (FC OSA) a réagi après la décision n°010/CR/FIF de la Commission de Recours, qui a déclaré irrecevable son recours contre une précédente décision de la Commission Éthique et Discipline.
Dans un communiqué, le club affirme vouloir informer ses supporters et l’opinion publique sur les raisons de sa démarche. Selon lui, le dossier dépasse une simple question de procédure et touche directement à l’intégrité de la compétition.
Le FC OSA soutient qu’un joueur de l’ES Agboville aurait participé au championnat avec deux actes de naissance distincts. Les documents évoqués feraient apparaître deux années de naissance différentes, 1996 et 2006, soit un écart de dix ans. Pour le club, cette accusation constitue le véritable enjeu de l’affaire et mérite une vérification approfondie.
Une procédure marquée par des revirements
Le FC OSA rappelle qu’il n’est pas à l’origine de la plainte. La première saisine de la Commission de Discipline avait été effectuée par l’ISCA. Le RCA, Zoman FC et le FC OSA avaient ensuite rejoint cette initiative afin de soutenir la procédure.
Par la suite, l’ISCA et Zoman FC se sont retirés du dossier. Le FC OSA et le RCA ont néanmoins poursuivi les démarches, estimant que les faits dénoncés étaient suffisamment sérieux pour être examinés.
La Commission de Discipline a finalement déclaré la plainte irrecevable, invoquant l’absence du paiement de la caution de 500 000 FCFA. Contestant cette analyse, le FC OSA a saisi la Commission de Recours.
Selon le club, un nouveau point de divergence est apparu. Alors que la première décision reprochait au FC OSA de ne pas avoir versé cette caution, la Commission de Recours a retenu une autre justification. Elle considère désormais que l’ISCA, auteur de la plainte initiale, ne se serait jamais acquitté de cette somme, rendant l’ensemble de la procédure irrecevable.
Pour le FC OSA, ce changement de motivation entre deux commissions d’une même institution soulève des interrogations sur la cohérence du traitement réservé à ce dossier.
Le club demande un examen des faits
Au-delà des questions de procédure, le FC OSA estime que la priorité devrait être de vérifier les accusations portées contre le joueur concerné.
Le club affirme disposer de documents, notamment deux licences attribuées au même joueur, qu’il considère comme des éléments de preuve justifiant un examen sur le fond. Il regrette que les débats se soient concentrés sur des aspects administratifs sans que la question centrale ne soit tranchée : le joueur a-t-il évolué sous deux identités différentes ou non ?
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Selon le FC OSA, cette affaire pourrait avoir des conséquences sur le classement final du championnat de Ligue 1 si les faits venaient à être établis. Le club souligne également que la crédibilité du football ivoirien dépend de la capacité des instances à examiner ce type de dossier avec transparence.
En conclusion, le FC OSA assure qu’il poursuivra toutes les voies de recours prévues par les règlements. Le club affirme vouloir défendre ses intérêts, mais aussi contribuer à un championnat plus équitable et à une gouvernance jugée plus transparente.
