Dans un communiqué daté du 13 novembre, le Haut-Commissariat au Ghana a qualifié la situation de « profondément préoccupante » et a demandé transparence et mesures préventives.
La vidéo de l’incident, largement diffusée en ligne, a suscité l’indignation des Sierra-Léonais au Ghana et dans leur pays.
Intervention diplomatique
Après vérification de l’identité de Mme Kuyateh et de l’authenticité de la vidéo, le Haut-Commissaire a engagé des discussions de haut niveau avec les autorités ghanéennes. Il a insisté pour obtenir :
- des garanties sur la sécurité de Mme Kuyateh,
- une enquête immédiate sur les agents impliqués,
- un réexamen des procédures d’expulsion.
Le diplomate a également exprimé sa « vive inquiétude » aux ministres ghanéens des Affaires étrangères et de l’Intérieur ainsi qu’à la direction du Service d’immigration. Le ministre de l’Intérieur a confirmé l’ouverture d’une enquête interne.
Le Haut-Commissariat a réaffirmé son engagement à protéger les droits et la dignité des ressortissants sierra-léonais à l’étranger.

Incident à Accra
L’événement s’est déroulé le 11 novembre à l’hôtel Vicsem d’Ogbojo, en banlieue d’Accra, lorsqu’un groupe de personnes récemment expulsées des États-Unis a été pris en charge par des agents du Service d’immigration du Ghana (GIS). Certaines auraient refusé de se conformer aux ordres, entraînant une intervention forcée.
Les raisons exactes de l’expulsion de l’hôtel restent floues, mais il semble que les agents suivaient des instructions officielles pour transférer les individus vers un autre lieu.
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Critiques et contexte
L’avocat et militant ghanéen Oliver Barker-Vormawor a dénoncé le traitement des personnes expulsées comme « inhumain » et contraire aux lois ghanéennes et internationales.
L’incident survient peu après la signature par le Ghana d’un accord avec les États-Unis pour accueillir les ressortissants ouest-africains expulsés.
