Le samedi 6 septembre 2025, tôt le matin, l’armée israélienne a appelé les habitants de Gaza City à évacuer vers le sud, précisément vers une « zone humanitaire » située à Khan Younès, avant de bombarder un immeuble de grande hauteur. Il s’agit du deuxième gratte-ciel détruit en l’espace de deux jours. Pour Israël, ce bâtiment servait d’infrastructure au Hamas, tandis que des témoins et représentants locaux affirment qu’il abritait des civils déplacés.

Une évacuation encouragée, mais des zones fragiles
L’armée a encouragé les civils à se rendre vers cette zone humanitaire dans le sud, supposément équipée d’hôpitaux de campagne, de canalisations d’eau, d’unités de désalinisation et de vivres. Toutefois, cet appel suscite l’inquiétude : des organisations humanitaires rappellent que des lieux similaires, comme Muwasi, avaient déjà été ciblés, malgré leur statut de zones dites « sûres ».
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Une population au bord du gouffre
Selon l’ONU, environ un million de personnes se trouvent actuellement dans la ville, toujours sous la menace d’une catastrophe humanitaire majeure si l’offensive s’intensifiait. Ce contexte s’ajoute à une crise déjà profonde : plus de 64 000 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début du conflit, tandis que la moitié de Gaza est aujourd’hui sous contrôle israélien.
Contexte longuement éprouvé : Gaza au bord de l’effondrement
La guerre, déclenchée en octobre 2023 après une attaque du Hamas sur Israël, a plongé Gaza dans une crise prolongée. Selon les Nations unies, près de 21 000 enfants sont désormais porteurs de handicaps liés à des blessures de guerre, et plus de 40 500 enfants ont subi des traumatismes graves. Les conditions humanitaires se détériorent toujours plus, alors que les bombardements ciblant les hôpitaux, les écoles-refuges et les infrastructures vitales se multiplient.
