En Guinée, le gouvernement a annoncé la dissolution de 40 partis politiques, parmi lesquels le RPG Arc-en-ciel de l’ex-président Alpha Condé. Figurent également sur cette liste l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par l’ancien Premier ministre et opposant Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR) de l’ex-chef du gouvernement Sidya Touré.
Au sein de l’opposition, plusieurs acteurs dénoncent une décision à caractère politique destinée, selon eux, à les écarter des élections législatives prévues le 24 mai 2024.
Interdiction d’activités et mise sous scellés des sièges en Guinée
L’annonce a été faite dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026 par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Déjà suspendus depuis plusieurs mois, certains partis majeurs sont désormais officiellement dissous, dont le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG.
En exil, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo n’ont pas pu empêcher la disparition de leurs formations politiques. D’autres partis figurent également sur la liste, notamment l’UFR de Sidya Touré et le Parti du renouveau et du progrès (PRP) dirigé par Rafiou Sow.
La mesure entraîne l’interdiction de toute activité politique menée au nom des partis concernés, sur l’ensemble du territoire national comme dans les représentations diplomatiques. Les autorités ont également ordonné la mise sous scellés des sièges nationaux et des structures locales des formations dissoutes, tandis que leurs biens sont placés sous séquestre.
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Avant d’en arriver à cette décision, le gouvernement avait demandé aux partis politiques de se conformer à de nouvelles exigences portant notamment sur les conditions d’agrément, la régularisation administrative, les modalités de financement et la tenue de congrès statutaires. Les autorités affirment que cette réforme vise à assainir le système partisan et s’inscrit dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
