Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO a publié, le 8 mai 2026, une note d’information faisant état d’un foyer d’infection à hantavirus détecté à bord d’un navire de croisière battant pavillon néerlandais. L’alerte initiale avait été donnée le 2 mai par l’Institut national de santé publique (Cap-Vert), alors que le navire se trouvait au large de l’archipel.
Au total, 8 cas ont été recensés (6 confirmés et 2 probables), dont 3 décès (2 confirmés et 1 probable), soit un taux de létalité de 37,5 %. Les premiers symptômes sont apparus entre le 6 et le 28 avril 2026 chez 147 passagers de 23 nationalités différentes. Aucun ressortissant de la CEDEAO n’était présent à bord. Le navire a quitté les eaux cap-verdiennes le 6 mai à destination des îles Canaries, où le débarquement des passagers est prévu.
Hantavirus : un virus du type Andes sous surveillance, risque jugé limité en Afrique de l’Ouest
Les analyses ont identifié le virus Andes (ANDV), un orthohantavirus responsable du syndrome cardiopulmonaire à hantavirus (SCPH), connu pour un taux de létalité pouvant atteindre 50 %. Les premiers diagnostics ont été confirmés par l’National Institute for Communicable Diseases (NICD) puis par l’Institut Pasteur de Dakar, tandis que des analyses complémentaires sont en cours.
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Parmi les cas confirmés, trois patients sont décédés et quatre sont toujours hospitalisés en Afrique du Sud, aux Pays-Bas et en Suisse. Un cas probable reste isolé sur l’île britannique de Tristan da Cunha. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue le risque global comme modéré pour les personnes exposées sur le navire et faible à l’échelle mondiale, une appréciation partagée par le CRSCM de la CEDEAO et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS).
Les autorités sanitaires rappellent néanmoins la nécessité de renforcer la surveillance, les capacités de diagnostic et la formation du personnel de santé. Elles soulignent enfin que, malgré un risque jugé faible pour la sous-région, la circulation des agents pathogènes au niveau international impose une vigilance constante.

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